Aveyron - France

L’actualité Saint-Cômoise

Journée nationale des clochers

Saint-Côme est fier de son clocher tors (seulement deux en Midi-Pyrénées !), mais cela ne saurait faire oublier les « petits trésors » qu’il recèle. Lundi, 21 mai, le carillon a sonné à toute volée pour « la journée des clochers ». Cette manifestation, semble-t-il, unique dans le département, soutenue par le ministère de la Culture et organisée par le Conservatoire européen des cloches et horloges était portée par la municipalité. L'importance de l'évènement n'a pas manqué d'être relatée dans la presse locale et régionale (Centre-Presse, Midi-Libre et La Dépêche).

Tout le monde l’entend, car elle sonne les heures quotidiennes, mais très peu de personnes la connaissent vraiment. Pourtant, avec elle,  le clocher de l’église recèle un véritable trésor oublié avec cette cloche datée de 1478, donc antérieure au clocher. Ce qui n’est pas sans poser de nombreuses interrogations aux spécialistes de l’art campanaire, notamment quant à son origine.

Une pièce mystérieuse

Toute la journée, sous la conduite passionnante de l’équipe des guides, les habitants et les visiteurs ( près d'une centaine !) se sont pressés pour découvrir ou redécouvrir ce clocher si étonnant et pour voir cette cloche mystérieuse âgée de 540 ans et oubliée… Une pièce d’exception qui devrait être inscrite prochainement à l’inventaire des monuments historiques. Une visite, avec au passage des étages, la découverte de la charpente de l’église, celle du clocher, le mécanisme de l’horloge et enfin les sept cloches du carillon actionné un temps par un clavier rudimentaire réalisé par l'entreprise Raulhac, à la demande du chanoine Vialaret, avant la dernière guerre. Même en ayant ajouté une heure de visite supplémentaire, les guides ont dû refuser une trentaine de personnes. Devant le succès rencontré, de nouvelles visites seront donc programmées pour cet été. A noter que pour meubler l'attente des visiteurs désireux de monter au clocher, un superbe diaporama, au rez-de-chaussée, racontait le contexte historique de l'édification de l'église et de son clocher, y compris le "do" grave de Maria-Antonia qui a sonné le tocsin le 3 août 1914 pour annoncer la mobilisation et l'entrée en guerre contre l'Allemagne.

Au rythme de la cloche

Lors de la première visite du matin, les visiteurs ont pu bénéficier de la présence de Christian Triadou, descendant de l’ancien grand fondeur de cloche aveyronnais "Triadou" qui n’a pas manqué d’apporter sa contribution à la visite en rappelant que la cloche « sonne pour l’heure, les décès… mais donne également, à la population, l’alerte en cas de guerre, d’incendie, d’épidémie… En plus de ces fonctions, la cloche d’une église, sonne aussi pour les mariages, les baptêmes, les enterrements, Pâques, la Noël et pour tous les instants de prières qui rythmaient autrefois la vie du travailleur, dans les campagnes sans montre, sans téléphone et sans électricité. L’angélus par exemple annonçait la fin du travail aux champs et le repas du soir »…