Aveyron - France

L’actualité Saint-Cômoise

Les trésors cachés du Château de Saint-Côme d’Olt

Les trésors cachés du Château de Saint-Côme d’Olt

L'association "Saint-Côme, Patrimoine et Culture" a convié, ce jeudi 25 août, la population et les amis de Saint-Côme à découvrir les dernières informations sur l'histoire du château-mairie qui s'avère être, selon Pierre Garrigou-Granchamp historien et éminent spécialiste, un "palais médiéval". Lors de l'élaboration du diagnostic patrimonial établi par Mme Diane Joy, ce dernier a assuré la direction scientifique des recherches effectuées par la société archéologique du Midi de la France. Il revenait à Thierry Plume, président de l'association, d'en présenter les dernières évolutions devant un public nombreux.

En introduction fut évoquée la première période de construction du château (du XIe au XVe siècles). Il s'agissait essentiellement d'un ouvrage défensif positionné sur la bordure nord du village. Son emprise était relativement restreinte mais ses appareils de défense répondaient aux besoins de protection du village. C'est vers 1266 que la baronnie de Calmont fait mention de l'existence de cet ouvrage lorsque Bégon de Calmont concède des privilèges à la ville d'Espalion et, dans le même temps, aux habitants de Saint-Côme. Cette baronnie sera transférée en 1315 à la famille Castelnau de Bretenoux. Au XIVe s., les seigneurs de Calmont délaissent leur sévère château espalionnais pour venir s'installer dans celui de Saint-Côme, plus pratique et plus accueillant en toutes saisons. Au début du XVe, le village fortifié déplace ses remparts vers le nord, des fossés sont creusés et une troisième porte créée (les trois portes existent encore aujourd'hui).

Le conférencier décrivit alors l'ensemble du monument. Il ne manquait pas de faire mention des aménagements successifs en mettant en exergue la présence d'archères à étrier parmi les plus imposantes du département. Les deux tours de la face nord conservent les traces de leurs mâchicoulis ; le toit prendra au XVe sa configuration actuelle. Les tours abritent des salles voûtées dont les arcatures s'appuient sur des culots représentant des personnages coiffés selon le style renaissance. Les combles, d'une surface de plus de 200 m², sont abrités par une toiture dont la charpente a pu être datée par dendrochronologie : elle est constituée de chênes abattus au cours de l'hiver 1487-1488 sur le versant sud des monts d'Aubrac et transportés... par le Lot ! Toute la description a passionné l'auditoire qui a participé à un large débat incluant, vu le site, le chemin de Saint-Jacques… Cette initiative, particulièrement appréciée, demande à être renouvelée.