Aveyron - France

L’actualité Saint-Cômoise

La réfection du mur du cimetière des Ginestes et retour historique

La création du cimetière placé, selon son appellation d'origine, sur la "route de Mandailles", résulte d'une délibération municipale du 19 février 1922. Elle coïncide, pratiquement, avec  l'édification du Monument aux Morts qui sera inauguré, un an plus tard, le 22 juillet 1923, pour rendre hommage aux nombreux morts de la guerre de 1914-1918. L'ancien cimetière jouxtait l'église des Pénitents qui accueillait, d'ailleurs, dans sa nef, la sépulture des notables locaux enterrés sous les dalles funéraires qui forment le sol de la chapelle. La délibération précitée décide de son abandon comme "ne pouvant plus répondre aux besoins de la population" qui se montait, alors, à 1527 habitants et qui venait de subir les conséquences de la première guerre mondiale.

Dés lors, un pré fut acquis pour 32 000 francs au quartier des Ginestes. Par une délibération du 10 février 1929, les travaux d'aménagement furent confiés aux  5 maçons de la commune: Baptiste Belmont, Louis Viguier, Louis Carrié, Urbain Belcayre et Amans Fages. Ils devaient, de manière concomitante, établir des drains, placer des canalisations, construire des égouts, rehausser les murs existants et installer les portes d'entrée...Le montant de ces travaux s'est établi autour de 30 000 francs financés au moyen d'un emprunt auprès de deux particuliers. Les premières sépultures eurent lieu en 1930. L'ancien cimetière communal des Pénitents ne fut plus entretenu au fil du temps si bien que, par deux délibérations des 3 février 1963 et 2 novembre 1964,  la décision fut prise de le désaffecter et de faire "procéder aux travaux de nettoyage et de nivellement indispensables". Les habitants eurent jusqu'au 1er octobre 1964 pour "opérer les transferts des restes mortels au nouveau cimetière et à l'enlèvement des emblèmes ou monuments funéraires". Plus tard, il sera transformé en terrain de jeux pour les enfants.

Le nouveau cimetière a parfaitement rempli son office jusqu'à la fin de la première décennie de ce siècle. Mais, il s'avérait trop petit. Aussi, la municipalité décida de son extension, par une délibération du 6 octobre 2009, en acquérant le terrain mitoyen de 80 ares pour un montant de 160 000 €. Mais, seule la moitié de cette surface sera affectée au cimetière, la seconde étant réservée pour créer le lotissement dit des "Ginestes". Son aménagement sera effectué, pour partie, par les employés communaux et le plus important par l'entreprise Sonilhac. C'est cette même entreprise qui vient de réparer le mur fragilisé par les intempéries au point de s'être écroulé partiellement. Gageons que sa durée sera, au moins, aussi longue que celle du mur primitif.