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L’actualité Saint-Cômoise

Aménagement des sources de Guzoutou

Aménagement des sources de Guzoutou

Selon l'art 1er de la loi de 1992, " l'eau fait partie du patrimoine commun de la nation. Sa protection, sa mise en valeur et le développement de cette ressource utilisable dans le respect des équilibres naturels, sont d'intérêt général. Elle constitue un héritage légué par les générations précédentes qui doit être transmis intact aux générations futures ".


De tous temps, les habitants de Saint-Côme, comme dans tous les villages, tiraient leur eau des puits privés ou communaux. Dans la seconde partie du XIXe siècle, deux fontaines, celle du Terralh et du Théron complétèrent ce dispositif. En 1902, la municipalité fit procéder au captage de la source de Bouïssac qui remplissait le réservoir de l'Ouradou. Une canalisation permettait alors d'alimenter la fontaine de la place. En 1939, devant l'accroissement des besoins, il fut décidé d'alimenter le bourg grâce au captage des sources de Guzoutou. Selon l'historien, Bernard Miquel, celles-ci, situées au sommet du "Clapas", faisaient tourner un moulin hydraulique. Les vestiges des bassins et les ruines du moulin avec ses meules existent encore.

Depuis 1946, cette eau est désormais captée pour alimenter le village. Pendant l'année 2014, cette eau fut rejetée dans les bois, suite à la décision municipale de l'époque de n'avoir recours qu'à l'eau d'Aubrac en adhérant au S.I.A.E.P. de Montbazens, en contradiction avec les recommandations du rapport CEREG établissant le schéma directeur de l'eau pour Saint-Côme et les conclusions de l'enquête d'utilité publique conduite par le commissaire-enquêteur, M.Denis Roualdès.

Depuis lors, la commune s'est engagée à mener une réflexion sur la pérennisation du captage de ces sources. Le rapport d'études vient d'être remis et présenté en avril 2016. L'analyse de l'existant complétée par une série de recommandations se traduit par la nécessité de travaux de rénovation des installations primitives et de préservation du champ captant. Ils vont consister à acquérir les terrains où se situent les sources, à clôturer le périmètre de protection immédiat, à rehausser les bacs de décantation qui, actuellement affleurent le sol, à rénover quelques canalisations, etc. En complément, des travaux d'amélioration sont programmés sur plusieurs exercices. Il s'agit de déplacer le dispositif de traitement au chlore, de supprimer 2 brises-charges et d'aménager ou de refaire l'accès et certaines liaisons hydrauliques. Ainsi sera préservé l'usage d'une eau de très bonne qualité, exempte de pesticides, de nitrates et de sels d'aluminium, qui fournit entre 30 000 et 40 000 m3 d'eau potable par an.